Bibliographie

Petite bibliographie sélective d’œuvres récentes d’auteurs de la Province de Liège.
Une sélection répartie en 4 catégories : romans et nouvelles, poésie, jeunesse et BD.
Pour chercher en ligne, un ouvrage dans le catalogue collectif des bibliothèques de la Province de Liège, c'est par ici !

Province de Liège - Culture

Les parlantes

Ça ressemble à de l’amour

Alexandre, Line

Ed. Luce Wilkin, 2013, 128p

Tout ça ressemble à de l’amour… Et bien malin qui saura démêler le vrai du faux.

Seize nouvelles courtes autour de l’amour tel qu’il se dit, se cache ou se ment. Un recueil où entre humour et émotion tente de se faufiler cet amour qui a du mal à se dire ou à se vivre entre des gens en rupture. Où la solitude pousse parfois à la folie et au crime.

Mère de l’année

Alexandre, Line

Ed. Luce Wilkin, 2012, 144p

Si l’amour est la grande question de l’existence, quelle en est la réponse? Lisa ne sait pas, Lisa pour qui tout débute quand une amie linscrit en cachette au concours de la meilleure mère de lannée. Cette amie trop bien intentionnée rêvait quon lui dise en face quil nest pas si évident d’être une bonne mère.

Jeanne derrière la porte

Alexandre, Line

Ed. Weyrich, 2015, 132p

Le coma dans lequel Julien est plongé ne l’empêche pas de percevoir ce qui se dit autour de lui. Des voix familières qui l’aident à pousser les ultimes portes de sa vérité intérieure…

Le Pape a disparu

Ancion, Nicolas

Ed. Onlit, 2014, 144p

Toujours ardent, enthousiaste, prêt à se lancer dans les plus folles aventures, le premier pape belge, Ernest Ier, est un héros moderne et dynamique dont les aventures palpitantes font rêver bien des jeunes filles. Et bien des jeunes hommes…

L’homme qui valait 35 milliards

Ancion, Nicolas

Ed.Pocket, 2011, 288p

Partout en Europe, les hauts-fourneaux cessent de fumer. Les ouvriers dégustent, les actionnaires se régalent. Alors Richard, lui aussi, délocalise, diversifie. D'artiste un peu raté, il donne dans le kidnapping. Et voilà Lakshmi Mittal, richissime géant de l'acier, embarqué en camionnette pour le plus étrange des happenings politico-abstraits.

L’ours intérieur

Ancion, Nicolas

Ed. L’Hèbe, 2015, 160 p.

Olivier aimerait partir en vacances le cœur léger, laissant le travail et le quotidien à la maison. Il n’a pourtant pas le choix, il va devoir finir de dessiner les planches de Zoé et Zelda dans la chambre d’hôtel, pendant que sa femme et ses deux enfants se doreront sur la plage. Il va devoir passer ses vacances à l’ombre, seul face à son ours intérieur qui le regarde d’un air mécontent. Seul face à son ours… sauf si le destin en décidait autrement.

Invisibles et remuants

Ancion, Nicolas

Ed. Maelström, 2015, 328p.

« Nous sommes entrés en résistance. Nous avons pris les armes. Vos armes. Et nous allons les retourner contre vous. » Le photographe Bruno Wagner accepte, pour un magazine prestigieux, de réaliser un reportage sur l'Espagne ravagée par la crise économique. Il retrouve dans les ruines du capitalisme spéculatif les représentants d'une humanité à vif, lessivée par des années de précarité et de colère, animés d'une rage décuplée par les humiliations. Le colonel Stadtler, lui, à la tête d'une unité des services secrets français, suit les traces d'un bioterroriste susceptible de déclencher une épidémie mortelle de masse. Entre paranoïa et crainte d'un massacre aveugle, il devra mettre à l'épreuve ses ressources et son intégrité afin d'éviter la catastrophe. Nicolas Ancion nous livre ici un roman haletant, au carrefour des genres, pointant sous le thriller les rouages implacables de notre modernité.

Breillat des Yeux le Ventre

Aventin, Christine

Ed. Le Somnambule Equivoque, 2013

Être une femme, c’est être frappée de suspicion. C’est subir le regard de la honte. C’est porter sur son visage un sexe barré par la censure, voilé par la religion, surveillé par la famille, contrôlé par la médecine et la loi.

Belgiques

Baba, Luc

Ed. Ker, 2017, 128p.

 

« Belgiques » est une collection de recueils de nouvelles. Chaque recueil, écrit par un seul auteur, est  un portrait en mosaïque de la Belgique. Des paysages, des ambiances, du folklore, des traditions, de la gastronomie, de la politique, des langues… Tantôt humoristiques, tantôt doux-amers, chacun de ces tableaux impressionnistes est le reflet d’une Belgique : celle de l’auteur.

Sommaire de « Belgiques » de Luc Baba : La drache ; Tintin, lettres perdues ; Tombe la neige ; 1831 ; Pays de fous ; Divagations pour les peintres ; Monsieur Delbouille ; Le temps assis au bord de l’eau ; Conte en pays noir ; Jacques

Le mystère Curtius

Baba, Luc

Ed. Luc Pire, 2013, 144p

Liège, quartier de la Batte, 1928. Ernest, Firmin et Joseph, trois amis détrousseurs de poches volent pour leur patron, Félix, un coffret de pièces anciennes, apparemment oublié dans une cave de la prestigieuse Maison Curtius. Ils ignorent également que ce vol a ouvert les trappes d’une aventure faite de dangers et de mystères, où le détective Chantraine pourrait bien perdre la tête…

Elephant Island

Baba, Luc

Ed. Belfond, 2016, 224p.

De 1917 aux années 1960 en Belgique, l'itinéraire d'un petit garçon en proie à la barbarie des adultes. Un roman troublant et sublime sur les orphelinats et les lieux d'enfermement pour enfants.

« Il m'a fallu des nuits et des nuits pour aimer l'enfant que je fus. »


Lorsque son père meurt en 1917 sur le front belge, Louis est placé dans un pensionnat loin de sa mère et de ses frères et sœurs. À l'ombre d'un conflit qui s'éternise, il rêve d'un bateau pour échapper à ce temple de la discipline et des mauvais traitements.

Comment se construire dans un lieu où les enfants sont livrés aux agissements les plus barbares des adultes ? Comment rêver un avenir quand la guerre anéantit l'espoir ? Face à la fragilité des siens et à la violence de l'Histoire, Louis, marqué pour sa vie entière par une profonde entaille, reste au port à contempler ce bateau qui le fascine et qu'il ne parvient pas à prendre.

Mais le nom d'Elephant Island va résonner à son oreille et l'arracher à son silence.

Les sept meurtrières du visage

Baba, Luc

Ed.Luc Wilkin, 2013, 128p

Un jour, rendant visite à son médecin pour quelques vertiges qui l'inquiètent, Basile apprend qu'il souffre d'un mal incurable. Il est sur le point de perdre les sens, tous, et il ne lui reste qu'à se préparer.

Le départ

Bailly, Mireille

Ed. Lansmann, 2017, 50 p.

Il est 19h pile. A 35 ans, bien cravaté, avec sur le dos le costume de son père et à la main la valise de sa mère, Le Fils est prêt pour le grand départ. Mais comme disait Brel, ce qu'il y a de difficile pour un homme qui habiterait Vilvoorde et voudrait aller à Hong-Kong, ce n'est pas d'aller à Hong-Kong, c'est de quitter Vilvoorde. Le droit à la différence, les rapports de classe, la violence des relations familiales sont au centre de cette pièce qui, souvent drôle, flirte avec le surréalisme et l'absurde. Le départ est une invitation à voler de ses propres ailes, même et surtout s'il s'agit d'avancer à contre-courant.

Indulgences

Bours, Jean-Pierre

 

Ed.Pocket, 2016, 528p.

 

Saint Empire germanique, 1500.

 

« Sorcière ! Sorcière ! » Par une nuit sans lune, son enfant sous le bras, une femme tâche d’échapper à ses poursuivants, avant d’abandonner son doux fardeau sur le parvis d’une église…

 

Quinze ans plus tard, c’est une belle jeune femme du même âge qui grandit dans un monde en pleine métamorphose. Si les lumières de la Renaissance dardent leurs premiers feux, la peste, la guerre et la superstition étendent toujours leurs ombres sur le destin de Gretchen. Et sa quête d’identité va la jeter sur des routes semées d’embûches.

 

Pendant ce temps, le diable veille…

 

L’école facétieuse

Briquet, Robert

Ed. Mon Petit Editeur, 2016, 260p.

La salle des professeurs est le cœur d'un établissement scolaire. On pourrait s'attendre à un lieu calme, serein, feutré... On découvre avec surprise qu'elle est peuplée de personnages pittoresques. Avec leurs secrets. Que des aventures cocasses s'y succèdent, qu'une vie trépidante s'y déroule. Une jeune prof craint d'entrer dans sa classe, des élèves font de grosses bêtises, la concierge dérape, des parents d'élèves s'empoignent. Grandeurs et déconvenues du métier d'enseignant ! Le directeur (vous, puisque l'auteur vous place au centre de l'action) tente désespérément d'apaiser les tensions et de réparer les catastrophes. L'auteur, dans un style véloce, avec un humour tendre et parfois féroce, invite le lecteur à s'immiscer dans cette école facétieuse. Attention, vous allez rire !

 

Le train des enfants

Caldor, Yves

Ed. M.E.O., 2015, 136 p.

« Le train des enfants », roman autobiographique, est paru pour la première fois aux éditions Bernard Gilson en 2001 après un premier roman remarqué (« L’enfant de la Puszta », prix Alex Pasquier). La disparition de la maison d’édition ne lui permettra malheureusement pas d’obtenir la notoriété qu’il méritait. Il reparaît aujourd’hui dans une édition revue et augmentée
« L’exil, on le balade toujours au fond de soi. Quelquefois, nous croyons le lire dans les yeux des autres. Ce n’est pas toujours du racisme ou de la haine qu’on y peut déceler, mais une lueur indéfinissable, qui semble nous murmurer doucement : “Non, tu n’es pas d’ici ; tu as l’air gentil comme ça, et nous aussi nous voulons paraître gentils, polis ; on fait semblant de rien, mais dans le fond, même si nous t’acceptons, tu n’es pas d’ici.” »
« Je ne me définis pas comme immigré ; je suis d’ici et de tous mes là-bas. Une obsession : les racines “doubles”, les miennes, celles des autres ; comment parler de “ça” ? Comment écrire à propos de “ça” ? Est-ce donc si difficile ? Oui… j’essaie ; se définir, se redéfinir sans cesse ; toutes mes racines, mes strates ; que de stratagèmes pour n’en perdre aucune ! »

Extraits audio et compte-rendu d'une rencontre à la bibliothèque de Malmedy.

Double tour

Cavalis, Ysa

Ed. Murmure des soirs, 2015, 186p.

Ysa Cavalis vous invite, par une écriture ciselée et ludique, à découvrir un univers sombre et poétique et à vous immiscer dans l’intimité à la fois sensible et violente, attachante et dérangeante, de ses deux personnages. Violaine et Arthur, deux écorchures, deux blessures, une plaie à vif, une terrible envie d’être aimés. Serez-vous capables de leur offrir cet amour ?

Dans le bleu de ses silences

Celentin, Marie

Ed. Luce Wilkin, 2015, 888p

Nous sommes au IIIe siècle avant notre ère, Bérénice, fille du roi Ptolémée Philadelphe, Titus le Romain, Ptolémée lui-même, et tous les autres sont alourdis par le poids des traditions et des souvenirs qui leur ont été transmis, modelés par leur temps et leur histoire familiale. Ils sont en quête de bonheur et parfois capables, au détour d’une rencontre, à la faveur d’une coïncidence, de sublimer leur destinée et de conquérir leur liberté

La Belgique de l’imaginaire, Tome 2

Collectif

Ed. Academia, 2017, 286p.

La Belgique Imaginaire est de retour ! Mais est-elle jamais vraiment partie ? Avec ce deuxième volume, retrouvez une fois de plus toute la richesse, l'imagination, la diversité des univers de vingt-trois auteurs belges francophones. Dans la droite ligne de Thomas Owen, Jean Ray ou Henri Vernes, dégustez avec plaisir ce délicieux florilège de nouvelles qui vous feront vibrer, frissonner, rire, pleurer… En un mot, comme en cent, vous évader !

Recueil de nouvelles réunies par Marc Bailly.

Par ordre alphabétique, pour les trois volumes, on retrouve : Nicolas Ancion, Jean-Baptiste Baronian, Véronique Biefnot, Pascal Blondiau, Rose Berryl, Christophe Collins, Jacques Crickillon, Francis Dannemark, Alain Dartevelle, Christo Datso, Serge Delsemme, Ambre Dubois, Philippe Dumont, Pierre Efratas, Valérie Francis, Gudule, Southeast Jones, Christophe Kauffman, Alain le Bussy, Frédéric Livyns, Dominique Leruth, Adriana Lorusso, Jacques Mercier, Nadine Monfils, Mythic, Daph Nobody, Adam Possamai, Frank Roger, Michel Rozenberg, Christian Simon, Damien Snyers, Marc Van Buggenhout, Dominique Warfa, Barbara Wesoly et Oury Wesoly.

La Belgique de l’imaginaire, Tome 1

Collectif

Ed. Academia, 2016, 290p.

L'esprit de la Belgique, petit pays de contrastes, présenté par 32 auteurs contemporains pour un panorama de l'Imaginaire bien vivant et fertile passant de la fantasy au fantastique, de la science-fiction au surréalisme, l'absurde voire poussant jusqu'au thriller. Mais avec cette petite touche d'autodérision, un certain goût de l'exotisme et un voyage entre rêve(s) et réalité(s) toujours surprenant sous des plumes aguerries qu'on ne présente plus ou d'autres à découvrir sans modération.

L’indispensable Monsieur Jean-Pierre, Chroniqueur mondain

Collignon, Jean-Pierre

Ed. Murmure des soirs, 2015, 184p.

Durant plus de vingt ans, l’indispensable Jean-Pierre Collignon, Monsieur Jean-Pierre pour les intimes, a tenu chronique le samedi matin sur les ondes de la Première de la RTBF, dans l’émission Radio, images, cinéma animée par Léon Michaux, puis dans Première Séance sous la direction de Jean-Louis Dupont. Le présent recueil propose un choix d’une quarantaine de ces chroniques, parmi celles – un bon millier – qui furent diffusées.

Qu’on ne se méprenne pas ! Le chroniqueur mondain n’a jamais commenté ni fait l’apologie de la vie passionnante des têtes couronnées et de ce qu’on appelle le beau monde. Il s’est plutôt penché avec tendresse et passion sur la vie, les amours, les amitiés, les soirs d’ivresse et la poésie des petits matins lumineux.

La matrice des ténèbres

Collins, Christophe

Ed. Lune Ecarlate, 2015, 306 p.

Une enquête de Sherwood & Lark

Le cadavre d’une jeune femme est retrouvé, flottant que les eaux du canal de Venice Beach, à Los Angeles. Jennifer Summers avait disparu depuis quelques jours seulement. Elle était enceinte. L’enfant lui, est introuvable.

L’agent Eloïse Lark, spécialiste des comportements déviants, se lance sur les traces d’un criminel dont les agissements semblent échapper à toute logique.

Au même moment, Jack Sherwood tente de retrouver un brin de sérénité après les événements traumatisants qui ont secoué la petite ville de Birdie’s Fall (« 35 MM », Editions Lune Ecarlate)

Mais le destin des deux enquêteurs semble intimement lié. Et leurs compétences sont mises à rude épreuve lorsque la chasse au tueur prend un virage résolument personnel.

La lumière brille, même dans les ténèbres les plus profondes… Mais elles éclairent parfois le visage d’un monstre.

Le petit garçon qui dormait au fond de l’étang

Couchard, Arnold

Ed. Noctambules, 2013, 400p

L'enquête sur la découverte du corps d'un petit garçon noyé dans un étang, au fond d'une propriété à l'abandon, échoit à l'inspecteur Vander. Accident ? Meurtre ? Et surtout, qui est la victime ?

Café Europa

Delaive, Serge

Ed. Espace Nord, 2012, 256p.

Avec Café Europa, l’écrivain, poète et photographe Serge Delaive nous livre un roman-monde, c’est-à-dire non seulement un roman qui parcourt le monde sur les traces de Lunus (le double rêvé de l’écrivain), mais aussi un roman qui ouvre un monde littéraire, celui de ce roman lui-même, dense, touffu, original et lumineux, construit et déconstruit, et celui d’une œuvre passionnante.

Nocéan

Delaive, Serge

Ed. Maesltröm, 2016, 204 p.

Une femme et un homme vont s’aimer à travers la distance et le temps, dans la chair et le verbe. Le puzzle dont le lecteur est invité à rassembler les pièces dévoile une passion sauvage. Une expérience brute et brève. Les deux protagonistes en sont-ils les acteurs ou les sujets ? Les flammes ou la cendre ?

Nocéan, premier roman de Serge Delaive depuis Argentine en 2009, nous offre la puissance du verbe, l’exigence du style, l’obsession des ressacs. Les versants poétiques et romanesques du travail de l’auteur opèrent ici une nouvelle jonction, élaborent la cohérence d’une œuvre singulière dont chaque pièce enrichit et complète en miroir la beauté simple et nue.

Argentine

Delaive, Serge

Ed. La Différence, 2009, 173p

Entre 2000 et 2020, entre l'Amérique du Sud et l'Europe, chaque personnage, en proie à ses démons, emprunte sa voie personnelle. Les uns disparaissent, les autres les recherchent, la crise argentine de 2001 éclate…

Ma mère… quand ça l’arrange

Delhamende, Hélène

Ed. La Boite à Pandore, 2015, 294p

Autobiographie d'une femme abandonnée à la naissance et adoptée. À l'âge adulte, elle retrouve sa mère biologique et construit avec elle une relation douloureuse et paradoxale faite d'attrait et de violent rejet.

Les abeilles rôdent : rock roman

Delhasse, Guy

Ed. Academia, 2016, 124 p.

Mark attend le bon jour pour descendre John, le patron-fondateur d'une entreprise de rock and roll appelée The Abeilles qui butine ses fleurs sonores de ville en ville. C'est la folle histoire de cette fabrique de tubes qui se déroule sous les yeux de Mark. Et des questions arrivent, des réflexions sur le destin, la vie, le travail… À quoi bon être célèbre quand, avec The Abeilles, il est possible d'atteindre l'éternité, l'étoile ultime avec une seule chanson ?

Signé Guillemins

Delhasse, Guy

Ed. Couleur Livre, 2014, 104 p.

Elle est fille du rail, née des amours entre une vieille dame de Meuse et un célèbre architecte espagnol, Santiago Calatrava. Posée dans sa robe blanche de verre et de béton, elle est réduite à s’interroger sur son avenir “futuriste”, ses demi-sœurs du monde entier, ses copines…

Dans son train-train quotidien, elle s’avoue exister pour être au service du Petit Peuple des Fourmis, incapable d’être à la solde des puissants, bien consciente qu’elle représente la quatrième génération de la dynastie des “Guillemins”.

Chef d’œuvre ou délire mégalo ? Elle persiste et signe dans une voie qui, tour à tour, fascine, agace, émeut, suscite la colère, apaise, fait rire, inquiète. De quoi mettre en mouvement la plume d’un écrivain de province passionné de trains de banlieue et de romans de gare.

Robinson

Demoulin, Laurent

Ed. Gallimard, 2016, 240 p.

Robinson est une île sauvage. Robinson est un monde. Robinson est un Sisyphe heureux. Robinson est un enfant autiste. Son père, universitaire, évoque avec délicatesse et subtilité son expérience de la paternité hors norme, où le quotidien (faire les courses, prendre le bain, se promener) devient une poésie épique. Détonantes scènes décrites dans leur violence et leur scatologie les plus crues : Robinson ne parle pas, ne se contient pas, il s'exprime dans les mêmes gestes faits et refaits, avec cependant la même joie et le même intérêt, s'achevant dans les fèces le plus souvent. Ainsi Robinson est un adepte de Paul Valéry : «Le monde est menacé par deux choses : l'ordre et le désordre». À cette vie au présent, unique unité de temps comprise par l'enfant, le père répond par une attention de chaque instant et ses soins constants, un humour sans faille et une éponge toujours prête. Avec intelligence et pudeur, ce père nous décrit ces microscènes dans une langue précise et maîtrisée, que son fils, privé de parole, ne saura appréhender. Peut-être est-ce là la seule raison d'être de ce texte tissé entre eux : Robinson ne le lira jamais.

Ma mère, par exemple

Dubois, André-Joseph

Ed. Weyrich, octobre 2014, 135p

«Ni biographie, ni fiction»: cest à une traversée du XXe siècle que nous convie André-Joseph Dubois. En suivant sa mère, «par exemple», de la Belle Époque aux années 2000.

Quand j’étais mort

Dubois, André-Joseph

Ed. Weyrich, 2017, 236 p.

«C’est un appel de Zerna qui m’a prévenu de la mort d’AJD.» Le narrateur, écrivain lui-même, est chargé dexplorer lordinateur de feu AJD, un auteur liégeois sans succès, par ailleurs spécialiste des Mérovingiens. Survient alors Zerna, experte à modifier les trajectoires autour d’elle...

Après L’Œil de la mouche ou Ma Mère, par exemple, ce sixième roman d’André-Joseph Dubois fait à nouveau la part belle à l’ironie et à la satire, qu’il évoque la vieillesse, les aléas de la paternité, l’étrangeté d’être belge, ou qu’il célèbre la littérature, la puissance des femmes, la cuisine italienne…

Mola Mola

Dumont, Agnès

Ed. Quadrature, 2013, 126p

Les héros ? Des compagnons de route. Qu’ils soient réels ou de fiction, ils croisent la vie des personnages d’Agnès Dumont. Parfois ils fascinent, éclairent ou stimulent, parfois ils effraient ou encombrent, comme de vieux souvenirs, des fardeaux dont il serait difficile de se débarrasser…

Le gardien d’Ansembourg

Dumont, Agnès

Ed. Luc Pire, novembre 2014, 144p

De retour du Viêtnam, Rémy trouve un emploi au Musée d’Ansembourg. Mais rattrapé par son passé, il devra redoubler de prudence afin de préserver son secret et ceux qui lui sont chers.

Un lutin sur l’appui de fenêtre

Fabry, Nadine

Ed. Luce Wilkin, 2014, 272p

Une petite ville au milieu de nulle part, bercée par les légendes de l’Ardenne profonde. Il ne s’y passe rien, et pourtant… Quel est ce fil invisible qui relie Claire, Nina, Pierre, Aurore et les autres tout au long du récit? Quelle est la part du hasard et de la probabilité dans le croisement de leurs destins? Comment un grand secret sinfiltre-t-il dans la vie de chacun, laissant des vides, des traces et des frustrations, mais aussi une énergie vitale et des pistes à suivre pour découvrir qui ils sont?

L'aubaine

François, Rose-Marie

Ed. La Renaissance du Livre, 2009, 154p

Les vacances commencent comme dans un classique de la littérature enfantine. Pourtant, on sent d’emblée que rien ne sera simple. On est pris dans un réseau d’échanges entre des personnages dont les ombres ne cessent de se déplacer.

Course lente avant l'aurore

François, Rose-Marie

Ed. maelstrÖm reEvolution, juin 2015, 247p

Avec le temps, de périples en itinéraires, les voyages ont changé de visage. Dans quel improbable lointain, dans quelle brûlante proximité se loge l’étrange ? Et que dire de l’étranger ?

Les étoiles de l'aube

Gheur, Bernard

Ed. Weyrich, 2011, 340p

Nourri de faits vrais, le roman s’envole vers la fiction, vers le domaine des sentiments, et comblera les passionnés d’histoire de la guerre. Il enchantera également les amateurs d’intrigues magistralement menées, riches de suspense et de surprises.

Delia on my mind

Görgün, Kenan

avec Yadel

 

Ed. maelstrÖm reEvolution, mai 2015, 206p

 

Ensemble, Yadel et Delia inventent l’amour, la passion et sa folie. Se poussent toujours plus loin pour s’attirer toujours plus près. Jusqu’au jour où Delia disparaît… Une symphonie écrite pour la vivre.

 

Détecteur de mes songes

Görgün, Kenan

 

Ed. Quadrature, 2016, 128 p.

 

Ce monde-ci a été façonné en sept nuits. Sept nuits de rêves et de cauchemars. Pour ceux qui verraient dans le nombre avancé une allusion biblique, je jure de n’avoir pas fait exprès : j’ai créé et détruit au gré de mon inconscient. Sept nuits. Les plus excitantes de ma vie.

 

J’habite un pays fantôme

Görgün, Kenan

Ed. Couleur Livre, 2016, 64 p.

“Le monde est un village où mon village n’est plus…

Et cela me va.

J’en redessinerai la carte, encore, toujours, sans lassitude, avec émerveillement devant tout ce qu’il me reste à accomplir, tous les gens que je ne connaîtrai jamais, les paysages que je ne verrai pas et dont je ferai la matière de mes rêves.

Je dessinerai, jusqu’à mon dernier souffle, mon pays ; cette contrée imaginaire née de la dépossession, qui sera tous les pays et qui ne sera que mien. C’est cela, ma vie.”

 

 

J’habite un pays fantôme

Görgün, Kenan

Ed. Traverse, 2016, 66 p.

 

Deux frères, l'un Kenan, auteur qui se cherche, s'invente, se pense libre, se retourne seul, écrivain divinatoire, écrivain provocateur, homme du mouvement. L'autre, Othmane, est plus traditionnaliste, respecte la figure tutélaire du Père, s'emploie à poursuivre, parfois à suivre, il est religieux, il va se marrer, il ne sait du monde que les évidences transmises. Ils sont confrontés à ces deux visions et expériences du monde dans un huis-clos qui va les tendre l'un vers l'autre, l'un contre l'autre.

 

Mais le vide en eux, un certain vide, peut-être l'amour, la certitude, la reconnaissance les pousse à partir vers le pays des pères, la patrie. Et cette patrie devient vite un "pays fantôme".

 

Celui fantasmé par le Père et qui s'est lové dans sa mémoire minérale, celui des mères qui élèvent leur fils dans des contradictions de chaque jour, celui des jeunes qui retrouvent un pays qui a été rêvé et qui s'est transformé à leur insu. Ils partent, comme des "réfugiés de l'intérieur" et sont confrontés à la Turquie d'aujourd'hui. Cette Turquie, c'est partout, nulle part, ici, là-bas.

 

Ces deux frères nous jouent ce qui se joue en nous en permanence : Libre mais exilé, relié, pressé dans la tradition qui est le meilleur contrôle social. La pièce s'articule en scènes drôles, émouvantes, et nous laisse découvrir une fratrie pas comme les autres... Pas si sûr.

 

Rebellion Park

Görgün, Kenan

Ed. Vents d'ailleurs, octobre 2014, 240p

Débuté par le rassemblement d’une poignée d’écologistes en vue de la sauvegarde du parc Gezi à Istanbul, ce mouvement de protestation devient soulèvement. Pendant des semaines Kenan Görgün a pris part aux marches et a découvert la mosaïque de la contestation en Turquie.

Le bouillon noir de ma mère

Gotto, Mario

Ed. du Cerisier, 2015, 128p

Dans ses nouvelles, Mario Gotto creuse ses souvenirs, comme d’autres se font spéléologues ou orpailleurs. Il nous raconte des (ses) histoires, d’hier ou d’aujourd’hui, réelles ou imaginaires, pour nous emmener bien plus loin, dans une lecture où géographie et histoire sont convoquées pour mettre en lumière le social et le politique.

Nouvelles de l’autre vie

Horguelin, Thierry

 

Ed. L’oie de Carvan, 2016

 

Dans une autre vie, l’auteur de ce livre n’écrit plus. Son double s’en charge pour lui. L’angoisse des aéroports étreint une grande indécise. Un passionné de modèles réduits fonde le musée de ses rêves. Un enquêteur arpente sans fin le lieu d’un crime ancien. Un cauchemar persécute une jeune noctambule. Les grands classiques littéraires mélangent leurs intrigues. Le monde futur se désagrège inéluctablement.

 

Après les nouvelles de La Nuit sans fin (prix Franz de Wever 2009), Thierry Horguelin poursuit ici l’exploration de quelques labyrinthes.

 

Nefertiti en bikini

Huynen, Claire

Ed. Le Cherche-Midi, mai 2015, 160p

Néfertiti en bikini dresse avec humour les travers du tourisme moderne et les symptômes du phénomène de groupe qu'il génère. Il sera aussi question d'éblouissement, de résistance et de reddition.

A ma place

Huynen, Claire

Ed. Le Cherche-Midi, août 2016, 128p

« Pour ne pas me quitter vraiment, il avait pris ma place. »

« Ce qui me laissait plantée là, je n’arrivais pas à l’exprimer. Pourtant, j’en comprenais confusément le sens. C’était quelque chose de l’ordre de l’adieu. Pas à la maison. Pas à Franck, non plus. Mais à notre amitié. […]

Je savais que nous ne nous retrouverions pas. Mais je restais fidèle. Pas à lui, mais à mon passé. À ce qui restait de lui en moi. Et, pendant toutes ces années, je n’ai pas voulu voir. Je n’ai pas voulu voir qu’il ne partait pas. Je n’ai pas voulu voir, alors qu’il évitait de me côtoyer, qu’il prenait place dans ma vie. Qu’il se glissait dans ma famille. Qu’il s’enroulait autour des miens. Qu’il occupait mes amis. Qu’il habitait mes engagements. Pour ne pas me quitter vraiment, il avait pris ma place. »

C. H.

Histoires marmonnées

Janssens, Nadine

Ed. Lunatique, 2013, 150p

Les histoires marmonnées par Nadine Janssens tanguent au gré de la Meuse, entre réalisme et fantastique, faisant ce qu’Apollinaire appelait un « usage raisonnable des invraisemblances ». Parfois une lumière, un rideau qui frémit, un cri avalé à la va-vite. Tout empreintes de poésie, elles n’en sont pas moins implacables, charriant hommes et femmes vers des destins surréalistes. Le rêve commande.

Les modifiés

Kauffman, Christophe
Ed. Numériklivres, 2015, 264 p.
 
La Terre, dans quelques années…  Les grandes sociétés transnationales qui régissent le monde ont fini par laisser les populations à l’abandon. Un grand Black Out énergétique a été le début d’une ère difficile. Les manifestations ont très vite tourné à la guerre civile… Certains se sont réfugiés dans les réseaux souterrains, les égouts, les caves, les stations de métro. D’autres errent sur les routes. Le reste s’éteint doucement dans d’immenses villes de toiles et de cartons, à la merci des groupes terroristes (les Explosés) et des milices gouvernementales (les Gouvs).
C’est dans ce monde que Misha, le Klassem, rencontre Anna, la jeune Esdef. Ce qu’ils ont à faire ? Sauver le monde, tout simplement.

La mémoire de l'air

Lamarche, Caroline

Ed. Gallimard, 2014, 104 p.

D’un monologue guidé par l’étrange beauté d’un rêve, émerge le souvenir de faits qui eurent lieu sans autre témoin que l’air.
L’air conserve la mémoire de toutes les histoires que les humains se racontent depuis la nuit des temps.
Le viol est l’une des plus anciennes. Et des plus actuelles.

Dans la maison un grand cerf

Lamarche, Caroline

Ed. Gallimard, 2017, 131 p.

«Un livre autour de la mort du père. Mais aussi de l’amour porté à certains hommes et du refuge que ces aventures poursuivent. Autant de variations sur le thème d’une chasse éternelle. Cerf, cerf, ouvre-moi, ou le chasseur me tuera... Comment les disparus orientent-ils nos vies, comment leur répondons-nous? Sujet intime autant qu’universel, qui aborde la place du père, de la mort dans nos sociétés et la puissance de l’art.»

Caroline Lamarche

Mad

Lambert, Michaël

Ed. Murmure des Soirs, 2016, 284p.

Jusquoù iriez-vous pour changer de vie ? Mad, la cinquantaine exaspérée, abandonne la ville et sa carrière artistique pour tout recommencer à la campagne. Mais, entre les quads, les chasseurs et Jean, son voisin, fermier attachéà sa terre, le tableau est loin d’être idyllique. Et Mad va provoquer dinattendus remous. Qui pourrait résister à cette folle tornade de changement ?

Le roman d'un retour à la nature, radical et tendre, violent et optimiste.

Le collectionneur de soupirs

Lambert, Philippe

Ed. Weyrich, 2015, 180 p.

Jacques aurait pu se sauver lui-même en sauvant Maud de la prostitution. Mais la main qu’il lui tendait était gantée de cruauté. Que lui reste-t-il désormais ? Quelques tirades alcoolisées de Gabin et Belmondo dans Un singe en hiver, le film culte de son père… Des souvenirs d’enfance et des chevauchées imaginaires à moto… Et puis, surtout, la nostalgie de tous ces corps enlacés, de tous ces soupirs échappés, singulière collection passionnément recueillie en des lieux qu’on appelle « de plaisir »…

La grande morille

Leclercq, Pascal

Ed. Coups de Tête, 2011, 136p

Enfin, Marzi est de retour! Et non seulement est-il dans une forme splendide, mais son ami Outchj l’est tout autant. La grande morille, une grande chasse au champignongnons qui vous fera hurler, tant de bonheur et de rire, que d’horreur.

 

Marzi à Marzi

Leclercq, Pascal

Ed. Coups de Tête, 2010,

Marzi n’en peut plus. D’abord, il y a les affaires, toujours de plus en plus compliquées, toujours plus difficiles à gérer, et puis il y a les amours, toujours difficiles, toujours compliquées… Un roman à la fois rude et affectueux, sanglant, drôle, morbide, ironique, cruel et amical… Une digne suite à Marzi et Outchj.

Marzi et Outchj

Leclercq, Pascal

Ed. Coups de Tête, 2008,

Le jour des funérailles de son mafieux de père, Marzi hérite d'un travail pour lequel il ne s'était jamais deviné tant de talent. Mais sa tête est vite mise à prix. Secondé par son fidèle ami Outchj, Marzi doit éviter les pièges qui lui sont tendus.

J'irai plus loin

Lentini, Giovanni

 

Ed. du Cerisier, juin 2015, 128p

Je réponds toujours oui à ces sollicitations qui attisent ma curiosité et me portent plus loin. Il y en a un à qui cela ne plaît pas. Mon mari. Ma curiosité l’agace. Ma curiosité bouge, explore, désire.

La disparition de la chasse

Levaux, Christophe

Ed. Quidam, 2017, 158 p.

Jean-Pierre contemple le petit empire qu’il s’est construit à force de manigances. Laurence regarde son ventre tomber toujours plus bas. Virginie rêve de la petite graine qui viendrait « meubler » son intérieur. Et toi, Thierry, tu éructes et trépignes dans le vide jusqu’à te perdre. La médiocrité est partout, le marché de dupes a de beaux jours devant lui et, sous les masques de façade, le délitement est à l’œuvre.

La Disparition de la chasse est à l’image de ses personnages avides, bouffons ou pathétiques : comique et grotesque, désespérément.

Sonate en la majeur

Libert, Béatrice

Ed. Le Bruit des Autres, 2012, 152p

L’amour fou, l’amour majeur, l’absence, son souvenir. Béatrice Libert nous entraîne dans une sonate sensuelle. Un train, une voyageuse, un voyageur : « Quand je songe à ce jour de juin qui emporta mon âme et mon corps, je me demande comment j'ai pu sortir vivant, je veux dire intact, de cette histoire. »

Comme une évidence

Lucas, André

Ed. Red One, 2016

 

«Jamais je n'aurais cru devoir lui dire au revoir un jour. Lorsque nous aimons, jamais nous ne pensons à la fin. Mais, ce jour-là, nous y étions.»

 

Une rencontre qui bouleverse toute une vie, un regard qui a tout changé, un coup de foudre qui va mettre en péril un couple et détruire une relation. Entre passion et tourments, entre amour charnel et doutes.

 

Quelle sera la bonne décision à prendre face aux épreuves que le destin va mettre sur la route des protagonistes? De Liège à Marseille, de la neige au soleil, une tourmente amoureuse et les désirs d’un homme de quarante ans, balancé entre deux façons d’aimer.

 

Poche de noir

Mans, Gérard

Ed. maelstrÖm reEvolution, décembre 2014, 280p

Qu'arrive-t-il à Raymond Vidal, cet homme qui parle seul, se prend pour une pieuvre et subit l'appel hypnotique d'un tableau du Caravage disparu en mai 45 dans un bunker berlinois ?

Deorum Interfectores - Tome 1 Alter Ego

Méan, Astrid

Ed. Kitsunegari, 2014, 672 p. 

Campagne romaine, de nos jours.

Dissimulés depuis deux mille ans dans une crypte scellée, de mystérieux parchemins, rédigés par un sénateur du règne de l’Empereur Néron, sont exhumés des ruines d’une villa.

Ceci est la traduction du premier volume.

 

Haraar Lucaino, habitant d’Ydrith où évoluent les plus féériques créatures, est envoyé par son sultan quérir le moyen de sauver son pays d’une guerre sanglante. La Pierre des Glaces possède un pouvoir magique incommensurable qui, dit-on, pourrait parvenir à repousser les armées ennemies. Mais en la touchant, le jeune homme découvre un univers parallèle dévoré par la luxure et la corruption : Rome. Là, un dieu renégat et ambitieux, tapi au plus profond des Enfers, est bien décidé à asseoir son joug sur les deux mondes...

Dans cette lutte divine à laquelle Haraar prend part bien malgré lui, à qui pourra-t-il faire confiance ? Saura-t-il embrasser la destinée des Deorum Interfectores, seuls mortels capables de tuer des dieux ?

Et qui est réellement Anna Ordas, cette jeune femme énigmatique d’une beauté glaciale qu’il s’est juré de protéger, et qui ne le laisse pas indifférent ?

 

Depuis la nuit des temps, l’homme cherche dans l’imaginaire les réponses à toutes ses questions.

Le moment est venu de découvrir l’origine de l’imaginaire lui-même.

La sonate oubliée

Moreau, Christiana

E. Préludes, 2017, 256 p.

À 17 ans, Lionella, d’origine italienne, ne vit que pour le violoncelle, ce qui la distingue des autres adolescents de Seraing, la ville où elle habite en Belgique. Elle peine toutefois à trouver le morceau qui la démarquerait au prochain grand concours Arpèges. Jusqu’au jour où son meilleur ami lui apporte un coffret en métal, déniché dans une brocante. Lionella y découvre un journal intime, une médaille coupée et... une partition pour violoncelle qui ressemble étrangement à une sonate de Vivaldi. Elle plonge alors dans le destin d’Ada, jeune orpheline du XVIIIe siècle, pensionnaire de l’Ospedale della Pietà, à Venise, dans lequel "le prêtre roux", Antonio Vivaldi, enseignait la musique à des âmes dévouées.

Entremêlant les époques avec brio, ce premier roman vibrant nous fait voyager à travers la Sérénissime, rencontrer l’un des plus grands compositeurs de musique baroque, et rend un hommage poignant à ces orphelines musiciennes, virtuoses et très réputées au XVIIIe siècle, enfermées pour toujours dans l’anonymat.

Vera

Orban, Jean-Pierre

Ed. Mercure de France, 2014, 240p.

Londres, 1930 : Vera vit à Little Italy avec ses parents, Ada et Augusto, immigrés italiens. Rapidement la jeune fille se laisse enrôler dans une organisation à la gloire de Mussolini. Elle croit naïvement que l’idéologie fasciste lui forgera une identité. Mais l’arrivée de la guerre chamboule ses espérances. Écartelée entre sa langue maternelle et celle du pays d’adoption, Vera se laissera emporter par d’autres dérives. Puis elle croira enfin venu le temps de construire le récit de sa vie et de l’Histoire. De trouver sa vérité, elle dont le prénom signifie «vraie», et de la transmettre…
Peuplé de personnages décrits à l’encre noire, ce roman bouleversant nous parle d’identité et de racines. Et de l’espoir, parfois déçu, de les dépasser.

 

Les gens disaient l'étable

Orban, Joseph

Le Grand Miroir, 2007, 92p

Un enfant, reclus dans un domaine à l'abandon où la nature a recouvré ses droits, nous raconte le paradis sanguinaire et merveilleux dans lequel lui, ses frères et sœurs vivent. Doit-on croire cet enfant qui nous parle ? Doit-on, à notre tour, prendre en haine ceux qui refusent de comprendre, ces gens qui usent encore des mots ?

En ce farfelu royaume

Philippart, Odette

 

Ed. L’Harmattan, 2016, 80 p.

 

En ce farfelu royaume évoque la relation douce-amère entre Lucas, artiste fantasque, et Marie, enseignante au quotidien discipliné. Du je t'aime au moi non plus, l'un parviendra-t-il à convaincre l'autre d'adopter sa philosophie ? Ce roman dramatique et tendre se déroule sur un fond de tensions linguistiques, contrebalancées d'« ententes cordiales ».

 

Tous contes faits - La ballade de Mélie

Philippart, Odette

Ed. Ker, 2013, 192p.

Un charbonnage

Sa cité

Des immigrés, des langues multicolores

Une société à privilèges

Une guerre avec des prisonniers

Et un raton laveur, pour imiter le poète.

La petite Mélie observe son époque, s'émeut sous le wallon tendre de Bonne-maman, découvre Prévert. Écrira-t-elle le livre dont elle rêve ?

De découvertes sur soi en révélations sur son entourage, Mélie grandit, s'apaise, et ose rêver à Il était une fois...

Nature contre nature (tout contre)

Pier, Camille et Palmeira, Leonor

Ed. L’arbre de Diane, 2016, 80 p.

Les humains prétendent que certains individus, certains comportements et certaines pratiques sexuelles seraient « contre nature»… Et si nous allions voir dans la nature ce qui se passe de si «contre-naturel»?

Josie, éminente scientifique experto-spécialiste en sexualité animale, nous invite à rencontrer et visiter l’intimité naturelle. Dans cette conférence scientificomique, elle nous raconte les ébats en tous genres et les genres dans tous leurs états chez nos amis les animaux.

La Nature contre-nature (tout contre) est un projet multi-facettes de vulgarisation scientifique et d’éducation populaire autour des thématiques LGBTQI dans la nature qui nous entoure. La conférence-spectacle en est un des volets.

www.naturecontrenature.org

Le Tableau papou de Port-Vila

Pinelli, Joe G. et Daeninckx, Didier

Ed. Cherche-Midi, 2014, 107p.

 

Dans ce roman en mots et en images, c’est Didier Daeninckx en personne qui mène l’enquête…

 

Lors de travaux consécutifs à l'incendie criminel de sa maison, il retrouve une encre de Chine qu’il a acquise à Port-Vila (Vanuatu) et qui est signée d’un peintre expressionniste allemand méconnu : Heinz von Furlau.

 

Aidé par un universitaire berlinois, Dietrich Krüger, Daeninckx se lance sur les traces de von Furlau. Ses investigations le ramènent en 1912 dans les possessions allemandes de Papouasie-Nouvelle-Guinée, puis au Chemin des Dames, lors du conflit européen de 1914-1918. Elles le conduisent aussi à Munich au printemps 1919 : von Furlau s’y trouve aux côtés de Rainer Maria Rilke pendant l'épisode sanglant de la République des conseils. Le voilà en pleine révolution…

 

L'essentiel de l'œuvre de Heinz von Furlau ayant été dispersée, le peintre liégeois Joe G. Pinelli la restitue de façon saisissante.

 

Histoire de Bruna

Pirlet, Marc

Ed. Murmure des Soirs, 2014, 188p

Histoire de Bruna, fille d'émigrés polonais, depuis sa naissance en Pologne jusqu’au miracle de sa libération en avril 1945 et son retour à Seraing. Document littéraire exceptionnel composé à partir du témoignage d'une rescapée de l'horreur nazie, il constitue une extraordinaire leçon de volonté et de courage.

La sonate de Clementi

Raucy, Claude

Ed. MEO, 2017, 188 p.

Trois récits (ou longues nouvelles ? ou micro-romans ?)

Le lien entre les trois ?  La célèbre sonatine sans doute. Mais aussi l’insignifiance des personnages. Celui de « La sonatine de Clementi » est esclave de son passé, du souvenir d’une femme, d’une ville, Florence, où traîne encore le souvenir de Savonarole.

Dans « Un héros à la sarbacane », un homme quelque peu veule, ballotté au gré des événements et notamment de la guerre, est promu bien malgré lui au rang de héros et se retrouve prisonnier d’une étiquette.

« Le pion du troisième » évoque le quotidien d’un surveillant de province, ni meilleur ni pire qu’un  autre, victime et partie de la médiocrité ambiante.

Un monde certes guère brillant, mais où le sombre laisse transparaître l’humour…

Le temps des noyaux

Raucy, Claude et Donay, Aurélien

Ed. MEO, 2016, 100 p.

 

La guerre n’a pas été tendre avec les Loizeau. Émile, le fils aîné tué dès les premiers jours dans l’explosion du fort de Loncin ; Désiré, le père, déporté en Allemagne ; la mémé a décidé de ne plus rien faire… En ce printemps 1918, Julien, le fils cadet, d’un naturel rêveur, fait de son mieux pour aider sa mère à la ferme, alors qu’on n’imagine pas que le conflit va bientôt prendre fin. Dans cette atmosphère tendue, Franz, un jeune déserteur allemand, se réfugie dans la grange des Loizeau. Une attirance puissante et trouble va naître entre Julien et cet homme traqué…

 

Deux auteurs de générations très différentes conjuguent leur talent pour nous conter avec pudeur l’histoire d’une rencontre aussi improbable qu’émouvante.

 

Nouvelles d’Est

Rigaux, Jean-Marc

Ed. Murmure des soirs, 2014, 186 p.

Erich Maria Remarque écrivait en 1929 un roman pacifiste « A l’Ouest rien de nouveau ».

Il ignorait alors le destin que son pays allait connaître. Son regard était tourné vers nous. Nous qui avons tendance à regarder vers le sud. La France. L’Italie. Il était peut-être temps de tourner la tête à droite. Vers l’Est. Son passé. Son présent. Son avenir.

Neuf nouvelles qui frôlent le fantastique pour mieux restituer la réalité. Eparpillées dans une Allemagne aux limites incertaines, débordant parfois jusqu’ici ou ailleurs. Emaillées de femmes, d’hommes et d’enfants profondément ancrés dans leur (H)istoire mais qui auraient pu naître n’importe où, n’importe quand.

Extrait sonore et compte-rendu d'une rencontre à la bibliothèque de Malmedy.

Hanska

Rosi, Rossano

Ed. Les Impressions Nouvelles, 2016, 238 p.

Un béret peut changer une vie. Devenu conscrit (à l’époque du roman, il y en avait encore), notre jeune héros se retrouve plongé de but en blanc dans un ennui kaki, qui lui laisse quand même la possibilité de vaquer à ses pensées les plus noirâtres. Car celles-ci s’entortillent autour des idées de la mort (laquelle fera bientôt irruption dans sa jeune vie), de la guerre (en revêtant un béret, il songe inévitablement à la guerre de son père), de l’amour (l’inaccessible Hanska), de l’immigration (son mineur de père arrivé en Belgique juste après la guerre), des eaux troubles du passé (l’Italie fasciste)…

L’enfance unique

Saenen, Frédéric

 

Ed. Weyrich, 2017, 195 p.

 

Quand? En 1973, et quelques années après. Où? À Grâce-Hollogne. Qui? Mamy, «Grand-Popa», leur fille Ginette, le petit Frédéric qui vient de lui naître, sans oublier linénarrable caniche Boy. Quoi? Le quotidien, mené au rythme des petites gens qui peuplent l’interminable rue de Ruy; le quotidien, cest-à-dire l’éternité, quand on est enfant unique

 

Dans un style puissant et vibrant d’émotion, Frédéric Saenen rend hommage à ces figures essentielles que furent ses grands-parents maternels, mais aussi au wallon. Car «nous sommes dans un roman dont le personnage principal est à tous moments la langue enfouie!», comme le constate Jean-Pierre Verheggen avec jubilation.

 

Stay behind

Saenen, Frédéric

Ed. Weyrich, 2014, 200p

Stay behind, « rester derrière ». L’expression désignait de très secrètes cellules de renseignement et de résistance armée établies par l’OTAN. Son écho a hanté la guerre froide jusqu’aux années 80, ces années de plomb à la belge, quand de mystérieux tueurs couraient les shoppings du Brabant…

Voyage corsaire

Santoliquido, Giuseppe

Ed. Ker, 2013, 196p

Par une nuit sans lune, un écrivain fit un songe. Il rêva qu’il se réveillait en sursaut et, sous l’effet d’une modification physique inattendue, s’en allait rédiger les souvenirs d’un voyage auquel il n’avait jamais participé. Un récit en abyme où l’on entend s’égrener le temps, et dont on ressort immanquablement en questionnant notre propre identité, notre rapport à l’autre.

L’inconnu du parvis

Santoliquido, Giuseppe

Ed. Genèse, septembre 2016, 128p.

Les franges d'une ville, quelque part en Europe, ruelles pleines d'ombre, friches industrielles. Là, vit Antoine Comino, garagiste. Son train-train quotidien est ponctué par deux passions : une moto d'époque qu'il bichonne sans fin et un petit carnet dans lequel il répertorie soigneusement chaque client avec ses particularités faciales.

La découverte au point du jour d'un cadavre anonyme, gisant sur l'esplanade de la mairie, va bouleverser cette non-vie. Les enquêteurs concluent au suicide. Seul indice : le véhicule avec lequel la victime s'est rendue sur les lieux du drame.

Antoine Comino, qui a eu cette voiture en main, est alors taraudé par une question : pourquoi cet homme a-t-il mis fin à ces jours ? Il ne veut pas s'en tenir aux apparences. Il décide de se lancer sur les traces du « suicidé ». Commence alors un curieux jeu de piste dont l'objectif se dérobe dès qu'il semble s'en rapprocher. Il rencontre tour à tour les étranges adhérents d'un club de billard, un trafiquant de clandestins, une prostituée. Au bout de cette quête, Antoine Comino ne trouvera pas ce qui a causé la mort de l'inconnu. En revanche, découvrira-t-il un sens à sa vie ?

Fraudeur

Savitzkaya, Eugène

Ed. de Minuit, février 2015, 168p

À tous les modes, à tous les temps, voici l’histoire romancée d’un garçon fraudant la vie comme on fraude l’État, la douane, le fisc, l’église ou la couronne. Échappera-t-il pour autant à la mort ?

A la cyprine

Savitzkaya, Eugène

Ed. de Minuit, février 2015, 104p

Le moindre vent nous décoiffe, le plus petit cri nous fait sursauter, la nuit attend le jour et les années s’étirent, le châtaignier doit revivre, le cœur active le sang. Mais, sans la cyprine, point de bonheur en ce monde, ni d’appétit.

Terre de Sienne

Shantalh

Ed. Sudarenes, 2014, 250 p.

Raphaël est en pleine crise de conscience, il croise la route de Denis Horn au Caire, éminent historien en voyage d’agrément en Égypte. Circonstances tragiques, secrets d’histoire ou secrets de famille ? Faut-il à tout prix connaître la vérité ? Pour Denis, ce que l’humanité ne doit jamais savoir, reste enfoui. Quand l’ocre jaune de la terre rejoint l’ocre rouge du ciel, du levant au couchant de la vie, l’alpha et l’oméga les atteignent…

La stratégie des As

Snyers, Damien

 

Ed. actusf, 2016, 256 p.

 

Pour vivre, certains choisissent la facilité. Un boulot peinard, un quotidien pépère. Humains, elfes, demis... Tous les mêmes. Mais très peu pour moi. Alors quand on m'a proposé ce contrat juteux, je n'avais aucune raison de refuser. Même si je me doutais que ce n'était pas qu'une simple pierre précieuse à dérober. Même si le montant de la récompense était plus que louche. Même si le bracelet qu'on m'a gentiment offert de force risque bien de m'éparpiller dans toute la ville. Comme un bleu, j'ai sauté à pieds joints dans le piège. L'amour du risque, je vous dis. Enfin... c'est pas tout ça, mais j'ai une vie à sauver. La mienne.

 

Cinq meurtres : comme une œuvre pieuse

Swennen, René

Ed. L’Harmattan, 2016, 116 p.

Le meurtre ou l’assassinat constituent un crime à propos duquel des circonstances particulières peuvent être invoquées pour la défense de l’accusé, mais qui jamais n’est perçu comme une bonne action. Les cinq meurtres relatés ont pour trait commun d'être perçus par leurs auteurs comme une "œuvre pieuse", soit pour un motif idéologique ou moral ou encore en vertu d'un critère supérieur d'organisation qui transcende tous les autres, dans des situations et à des époques différentes.

Les petits galets

Tasset, Marie-Isabelle

Ed. Edilivre, 2014, 102p.

Le destin, le hasard, la fatalité sont des thèmes qui vous interpellent ? Plongez alors avec mon héroïne, Lisa, au cœur d'une intrigue policière et amoureuse qui, de la Normandie à Paris, de la petite à la grande Histoire, va l'amener à se confronter aux questions que nous nous posons tous sur notre liberté d'action et les conséquences de nos choix. 

Des nouvelles du jardin

Virone, Carmelo

Ed. du Cerisier, 2011, 96p

C’est un curieux voyage auquel nous convie Carmelo Virone. Les lieux les plus familiers y sont insolites et les gens ordinaires exceptionnels. Le paisible jardinet peut devenir le théâtre de drames féroces, le train des vacances un lieu de résistance populaire, ou le chemin de halage la voie royale vers l’autre côté du miroir. Il y a le monde que l’on croit voir, et puis le monde qui se découvre. Celui de Carmelo Virone nous offre de belles rencontres.

Un imperceptible vacarme, Volume 1 - Lointaines et limitrophes

Warfa, Dominique

 

Ed. Long Shu Publishing, 2013, rééd. Multivers, 2016

 

Une étrange et lointaine écologie. Un danseur technologiquement possédé. Un vaisseau lancé à la recherche de nouvelles terres, à nimporte quel prix. Une version alternative des tueurs fous du Brabant. Des voyages temporels sous influence chimique, ou pas. Des créatures irréelles qui hantent lAmazonie. Des plongées dans la virtualité ou au cœur de la mer quantique. Un système automatisé qui ressuscite lespèce humaine. Les moisissures dun vieux mur qui prennent la parole. Indisponibles depuis longtemps, ces vingt-quatre nouvelles ont étéécrites et publiées à lorigine entre 1976 et 2004, dans les pages de revues ou danthologies entre Bruxelles, Paris ou Montréal. Elles ouvrent sur toutes les versions de lunivers, par les visions du fantastique ou de la fantasy, mais surtout de la science-fiction. Il sagit dune science-fiction parfois onirique, mais le plus souvent argumentée et « dure », comme lon dit quil existe des sciences « dures » ! Ce recueil résume près de quarante ans de vie en compagnie de la SF. Et comme il ne se veut pour autant pas trop proche de lhommage posthume, il contient quatre textes inédits.

 

Nos mères

Wauters, Antoine

Ed. Verdier 2014, 148p

Dans un pays du Proche-Orient, un enfant et sa mère occupent une maison jaune juchée sur une colline. La guerre vient d’emporter le père. Mère et fils voudraient se blottir l’un contre l’autre, s’aimer et se le dire, mais tandis que l’une arpente la terrasse en ressassant ses souvenirs, l’autre, dans le grenier où elle a cru opportun de le cacher, se plonge dans des rêveries, des jeux et des divagations que lui permet seule la complicité amicale des mots.

Contacts : info@cestecritpresdechezvous.be – 04/232.86.97

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